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Théâtre
du Grand Marché
Centre Dramatique de l'Océan Indien
2 rue du
Maréchal Leclerc à St Denis
T : 0262 20 33 99
F : 0262 21 01 60
à
la salle Vladimir Canter :
vendredi 15 février à 20H
au Théâtre du Grand Marché
mardi 19 février à 19H
mercredi 20 février à 20H
jeudi
21 février à 20H
vendredi 22 février
à 20H
samedi 23 février à 20H
Mise en scène
: Nicolas Ducron
Costumes et masques : Martha Roméro
Marionnette : Paul Beaureilles
Graphisme et photographe : Philippe Ducamp
Production : La Comédie de Béthune
avec :
Jean-Baptiste Barbier, Rémi Bichet, Nicolas Ducron, Priscille Pacoud


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Le
cabaret des engagés - Cie L'Hyperbole à trois poils
cabaret masqué, musicale et théâtral
Se
battre pour les choses auquelles on croit, porter au plus haut, au plus
loin ses idéaux, c’est donner un sens à sa vie, c’est
se donner des raisons de vivre. La chanson engagée est une traduction
poétique de la pensée qui combat, qui conteste, qui revendique,
qui avance. Elle est le reflet d’une quête humaniste. Tous
les peuples de tous les pays du monde ont écrit, composé
et chanté pour dénoncer l’oppression, la guerre, le
fascisme, l’esclavage...
La chanson nous invite à la révolte, à la communion
et à la danse. Mélancolique, vindicative ou festive, elle
est une formidable source d’émotions et de rassemblement.
Je veux d’une part évoquer plusieurs périodes de l’histoire,
différents types d’engagement, liés à divers
pays, mais aussi faire de ce spectacle un manifeste contre l’endormissement
des consciences, pour un monde lucide, plus juste, plus humain. Ma position
est celle du poète, qui célèbre et chante la révolte,
revendique le droit de rêver et se bat pour faire avancer la société.
Un cabaret masqué, musical et théâtral
Gueules cassées, visages burinés, tronches populaires de
canailles, poivrots lunaires et philosophes des ruelles composent depuis
des lustres ce cabaret intemporel.
La poussière aux godillots, ils arrivent, brandissent des poings.
Avec la gouaille des faubourgs, la force des révolutionnaires,
ils entonnent quelques mazarinades, font revivre les textes de Léo
Ferré et de Boris Vian, saluant au passage les Têtes raides
et les Sex Pistols.
Pour animer ce cabaret, j’ai imaginé quatre protagonistes
singuliers. Je voulais m’éloigner de la réalité,
ouvrir l’imaginaire à des êtres intemporels, fabuleux
: costumes rapiécés, mélangeant les époques
et les cultures, la manche d’un vieux pull de laine avec un frac
19ème, des costumes coupés à l’ancienne sur
des bottes en feutre russes, un chapeau haut-de-forme avec un bonnet
de laine. Je pensais à l’allumeur de réverbères
du « Petit Prince » de Saint Exupéry, personnage absurde
et poétique, travailleur à la chaîne, n’ayant
de cesse d’allumer et d’éteindre le réverbère
de sa planète. Il m’évoquait un masque, venu d’un
autre espace, d’un autre temps. Je pensais au meneur de revue du
film « Cabaret », un esprit caustique, étrange, outrancier,
blagueur, qui dépeint avec malice, aux bourgeois leurs vices, au
petit peuple son destin. Guindé dans son costume dépareillé,
il nous observe derrière son monocle d’un oeil de corbeau.
Je pensais au vieux Ferré, à Jehan Rictus ou à Gaston
Couté, poètes anarchistes révoltés, amis de
la racaille et des pauvres gens, dignes dans un pantalon troué.
Je pensais à cette jeune fille mongole dans le film « Urga
», qui joue de l’accordéon dans sa yourte. Jeune nomade
à la jupe sale et colorée, elle incarne le vagabondage,
les contrées lointaines et désertiques, la liberté.
Quatre mondes étranges et poétiques réunis dans une
gamme de couleurs passées, élimées par les siècles.
Voilà pour commencer à rêver... Nicolas Ducron
(mise en scène)
Chansons
:
Ah ! ça ira (14.07.1790 Ladré, Bécourt)
Le tombeau des aristos (anonyme)
À l’eau tous les proprios (Mellinger, Roberty)
Bourgs, villes et villages (chant traditionnel)
La chanson de Craonne (anonyme, air de bonsoir m’amour,Adelmar
Sablon)
La java des bombes atomiques (Boris Vian/ Alain Goraguer)
Les Canuts (1831, Aristide Bruant)
La révolte (vers 1890, Xavier Privas)
L’oppression (Léo Ferré)
El pueblo unido (1975, Quilapayun, Sergio Ortega)
La semaine sanglante (anonyme)
L’iditenté (Christian Olivier, Noir Désir,
Les Têtes raides, 2000)
Anarchie pour le U.K. (1977 - Sex Pistols, adaptation
Jerzimy)
De l’humain dans nos affaires (Lionel Tua, Jean-Pierre
Niobé 2003)
La vie chômage (Firmin Viry)
Textes poétiques :
La prière aux masques (1945, Léopold Sédar
Senghor)
Le déraillement, Le nouveau crédo du paysan, Le
gas qu’à mal tourné (Gaston Couté
: 1880 – 1911)
La tranchée (Guillaume Apollinaire : 1880 - 1918)
Extrait du manifeste du parti communiste (1847 –
K. Marx, F. Engels)
La déclaration des droits de l’homme et du citoyen
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