CRDP de La Réunion


Kino... Késako ?


C'est Réunionnais ?





à St Denis:
au Cyclone café, tous les premiers mardis du mois à 20h30

au Campus du Moufia
Faculté des Lettres
le 25 février à 18h30

 

à St Pierre:
au Cinéma Rex
le 24 février à 20h30 (5 €)

 






pour montrer vos films et pour tous renseignements :

kino@beyondtrash.com

 

 

 

 

 

 

 

 

 






 

 

 

 

 

 

 

 








 

kino sur le Web:



www.kino00.com


www.kino3r.com

www.kinoqc.com

 




 

 

Non, c'est Québécois, j'te dis...


Une devise :


« FAITES BIEN AVEC RIEN, FAITES MIEUX AVEC PEU,
FAITES-LE MAINTENANT !»


Une âme :


1- C'est un rassemblement d'artistes de la vidéo et du cinéma qui ont le désir impérieux de faire des oeuvres, coûte que coûte !

2- C'est un lieu de liberté et d'échanges, un endroit où tous peuvent oeuvrer à leur art sans censure ou contraintes autres que matérielles.

3- C'est l'occasion pour tous de s'auto-botter le cul avec vigueur et de jouir de l'effet d'entraînement que procure la dynamique de groupe.

4- C'est l'opportunité de prouver qu'on peut faire bien avec rien et que la pauvreté des moyens n'exclut jamais la rigueur.

5- Kino, c'est aussi un groupe mu par la solidarité et l'écoute mutuelle, pour aider chacun à évoluer dans sa démarche personnelle et la pousser au plus haut niveau de perfection et de raffinement.

 

Un réglement :

1- Les bandes présentées à KINO doivent être produites dans le cadre de KINO.

2- Etre présentées pour la première fois à KINO.

3- Le générique doit porter la mention KINO'0(x) correspondant à l'année en cours.

4- Votre film ne doit pas excéder 10 minutes

5- Une
oeuvre originale récente (moins de 12 mois), créée pour Kino et jamais diffusée.

6- Pas de pornographie infantile, de propos haineux, pas de cruauté envers les animaux, etc. (c'est la loi !)

7- Etre présent lors de la projection.

Blâmes ? vous avez dit blâmes ?
Ce sont des contraintes, imposées par les spectateurs, que le réalisateur fautif doit intégrer à sa prochaine production.

 



KINO : L'HISTORIQUE


La naissance de Kino devient de plus en plus folklorique. On la croirait sortie d’un conte des frères Grimm…
Par un après-midi pluvieux de décembre, en l’an de grâce 1998, Christian Laurence réunit trois de ses amis (et non pas ses trois amis) pour leur lancer un défi colossal : produire chaque mois une bande vidéo originale et rassembler les copains pour se les montrer. Et Monsieur Fleur de répliquer : « Dans le sous-sol de qui va-t-on faire ça ? ».

Défi lancé, défi relevé ! Le nom de KINO fut donné au projet. Ça tombait bien : kinè est une racine grecque qui signifie «mouvement» et kino signifie «cinéma» dans plusieurs langues, dont le russe et l’allemand. Et puisqu’il était question de démarrer un mouvement de cinéma…

Dès 1999, KINO s’est mis en branle avec une vingtaine de kinoïtes chevronnés qui répondaient à l’appel, au premier jour de chaque mois. Les soirées Kino changeaient d’adresse à chaque mois, avec l’objectif de présenter des films dans des endroits qui, a priori, n’étaient pas destinés à cette fonction. Il y eut des projections Kino dans une taverne, dans une tour à bureaux, dans un aréna, dans un bain public désaffecté… On y comptait souvent plus de réalisateurs que de spectateurs, mais la ferveur et la stimulation qu’on y retrouvait ne mentaient pas.

Dès la deuxième année, l’engouement s’est répandu comme une traînée de poudre. Les soirées Kino acceptaient déjà toutes les formes d’œuvres, quels que soient le propos et le niveau d’achèvement. Dans une logique d’universalité, il allait maintenant de soi d’accepter tous ceux dont le projet entichait. Ainsi, le nombre de membres de Kino00 grimpa de 25 à près de 90 réalisateurs en l’espace de deux ans.

Que tout le monde fasse un film par mois était devenu impossible. On a plutôt demandé aux réalisateurs de se donner eux-mêmes une échéance de production et de la respecter, sous peine de subir un « blâme », une contrainte choisie par l’assemblée.

En plein essor :
C’est à cette époque que la démarche artistique du mouvement a pris forme. L’impulsion derrière la création de Kino avait été un désir impérieux de faire des films… coûte que coûte. Estimant que les contraintes monétaires ne doivent jamais être un frein à la réalisation de bonnes idées, Kino a donc adopté son credo : « Faites bien avec rien; faites mieux avec peu; et faites-le maintenant ».

C’est ainsi qu’aujourd’hui, dans un esprit d’initiative, de collaboration et d’universalité, près d’une vingtaine de cellules Kino – au Canada et à l’étranger – font de l’organisme Kino00 un formidable lieu d’apprentissage pour des cinéastes accomplis ou en devenir. Ce mouvement contribue en outre à l’essor du court-métrage et tente, autant dans la projection que dans le processus créatif, de créer un nouveau dialogue entre l’artiste et le spectateur.

Qui et combien ?
Les cellules Kino s’ouvrent sans discrimination à tous ceux qui souhaitent entreprendre une démarche artistique sérieuse. Sont ciblés d’abord et avant tout les artistes issus du cinéma, de la télévision et du multimédia, mais Kino00 étant mû par un principe de gratuité et d’universalité, il tente de rejoindre le plus de gens possible, peu importe leur âge ou leur profession. Ce mouvement souhaite faire émerger le talent là où il est en encourageant les plus volontaires.

La cellule montréalaise de Kino agit en tant que maison-mère du mouvement et pilote de facto l’organisme Kino00. Si chaque groupe Kino est chargé de sa propre logistique, l’organisme Kino00, lui, se veut l’élément rassembleur du réseau Kino, que ce soit au point de vue des communications ou de l’organisation d’événements impliquant plus d’un groupe.

La cellule montréalaise de Kino00 compte 180 membres, sans compter ses collaborateurs non-inscrits. À l’échelle mondiale, c’est plus de 500 kinoïtes qui participent à l’aventure. La multiplication des cellules Kino a par ailleurs permis d’ajouter une facette «communautaire» au bien-fondé du mouvement. En effet, des gens d’initiative de chaque région réalisent qu’en démarrant un groupe Kino dans leur communauté, ils la dotent d’un événement culturel dans lequel jeunes et moins jeunes peuvent se retrouver et explorer leurs talents.


Historique emprunté à
www.kino00.com