1-
Les bandes présentées à KINO
doivent être produites dans le cadre de KINO.
2- Etre
présentées pour la première fois à KINO.
3- Le générique doit porter la mention KINO'0(x)
correspondant à l'année
en cours.
4- Votre film ne doit
pas excéder 10 minutes
5- Une
oeuvre
originale récente (moins de 12 mois),
créée pour Kino et jamais diffusée.
6- Pas de pornographie infantile, de propos haineux,
pas de cruauté envers les animaux, etc. (c'est
la loi !)
7- Etre présent lors de la projection.
Blâmes
? vous avez dit blâmes ?
Ce sont des contraintes, imposées par les spectateurs,
que le réalisateur fautif doit intégrer à sa
prochaine production.
KINO : L'HISTORIQUE
La naissance de Kino devient de plus en plus folklorique.
On la croirait sortie d’un conte des frères
Grimm…
Par un après-midi pluvieux de décembre, en
l’an de grâce 1998, Christian Laurence réunit
trois de ses amis (et non pas ses trois amis) pour leur lancer
un défi colossal : produire chaque mois une bande
vidéo originale et rassembler les copains pour se
les montrer. Et Monsieur Fleur de répliquer : « Dans
le sous-sol de qui va-t-on faire ça ? ».
Défi lancé, défi relevé ! Le
nom de KINO fut donné au projet. Ça tombait
bien : kinè est une racine grecque qui signifie «mouvement» et
kino signifie «cinéma» dans plusieurs
langues, dont le russe et l’allemand. Et puisqu’il était
question de démarrer un mouvement de cinéma…
Dès 1999, KINO s’est mis en branle avec une
vingtaine de kinoïtes chevronnés qui répondaient à l’appel,
au premier jour de chaque mois. Les soirées Kino
changeaient d’adresse à chaque mois, avec
l’objectif
de présenter des films dans des endroits qui, a
priori, n’étaient pas destinés à cette
fonction. Il y eut des projections Kino dans une taverne,
dans une tour à bureaux, dans un aréna, dans
un bain public désaffecté… On y comptait
souvent plus de réalisateurs que de spectateurs,
mais la ferveur et la stimulation qu’on y retrouvait
ne mentaient pas.
Dès la deuxième année, l’engouement
s’est répandu comme une traînée
de poudre. Les soirées Kino acceptaient déjà toutes
les formes d’œuvres, quels que soient le propos
et le niveau d’achèvement. Dans une logique
d’universalité, il allait maintenant de soi
d’accepter tous ceux dont le projet entichait. Ainsi,
le nombre de membres de Kino00 grimpa de 25 à près
de 90 réalisateurs en l’espace de deux ans.
Que tout le monde fasse un film par mois était devenu
impossible. On a plutôt demandé aux réalisateurs
de se donner eux-mêmes une échéance
de production et de la respecter, sous peine de subir un « blâme »,
une contrainte choisie par l’assemblée.
En plein essor :
C’est à cette époque que la démarche
artistique du mouvement a pris forme. L’impulsion derrière
la création de Kino avait été un désir
impérieux de faire des films… coûte que
coûte. Estimant que les contraintes monétaires
ne doivent jamais être un frein à la réalisation
de bonnes idées, Kino a donc adopté son credo
: « Faites bien avec rien; faites mieux avec peu; et
faites-le maintenant ».
C’est ainsi qu’aujourd’hui, dans un esprit
d’initiative, de collaboration et d’universalité,
près d’une vingtaine de cellules Kino – au
Canada et à l’étranger – font de
l’organisme Kino00 un formidable lieu d’apprentissage
pour des cinéastes accomplis ou en devenir. Ce mouvement
contribue en outre à l’essor du court-métrage
et tente, autant dans la projection que dans le processus
créatif, de créer un nouveau dialogue entre
l’artiste et le spectateur.
Qui et combien ?
Les cellules Kino s’ouvrent sans discrimination à tous
ceux qui souhaitent entreprendre une démarche artistique
sérieuse. Sont ciblés d’abord et avant
tout les artistes issus du cinéma, de la télévision
et du multimédia, mais Kino00 étant mû par
un principe de gratuité et d’universalité,
il tente de rejoindre le plus de gens possible, peu importe
leur âge ou leur profession. Ce mouvement souhaite
faire émerger le talent là où il est
en encourageant les plus volontaires.
La cellule montréalaise de Kino agit en tant que maison-mère
du mouvement et pilote de facto l’organisme Kino00.
Si chaque groupe Kino est chargé de sa propre logistique,
l’organisme Kino00, lui, se veut l’élément
rassembleur du réseau Kino, que ce soit au point de
vue des communications ou de l’organisation d’événements
impliquant plus d’un groupe.
La cellule montréalaise de Kino00 compte 180 membres,
sans compter ses collaborateurs non-inscrits. À l’échelle
mondiale, c’est plus de 500 kinoïtes qui participent à l’aventure.
La multiplication des cellules Kino a par ailleurs permis
d’ajouter
une facette «communautaire» au bien-fondé du
mouvement. En effet, des gens d’initiative de chaque
région réalisent qu’en démarrant
un groupe Kino dans leur communauté, ils la dotent
d’un événement culturel dans lequel
jeunes et moins jeunes peuvent se retrouver et explorer
leurs talents.